5 plénières pour avancer !

Participer à Hydrogen Business For Climate, c’est l’opportunité d’assister à des conférences de haut niveau informationnel où 30 experts internationaux transmettent leur vision, leur expérience et leur passion.

Plénière d’ouverture

#01

L’hydrogène, un pilier pour la transition énergétique

Avec 470 milliards d’euros engagés par la Commission Européenne et des plans ambitieux (9 milliards pour l’Allemagne, 7 milliards pour la France), il ne fait plus de doute que l’hydrogène est considéré aujourd’hui comme un pilier pour la transition énergétique.

Il est d’ailleurs partie intégrante du fameux Green Deal, souhaité par Bruxelles. Et si certains s’évertuent d’opposer ce vecteur d’énergie à l’électrique à batterie, force est de constater qu’un projet d’intérêt commun (IPCEI) a été lancé pour l’hydrogène avec le concours de 22 pays.

Au-delà des considérations de souveraineté, l’objectif est de faire émerger des industriels de taille mondiale pour jouer un rôle majeur sur les marchés.

L’Europe doit se positionner face à des concurrents comme la Chine, la Corée du Sud et le Japon, qui ont clairement inscrit l’hydrogène parmi leurs priorités et qui ont pris de l’avance dans ce domaine.

Toute la question est de savoir comment articuler les initiatives locales (exemple en France avec la Bourgogne-Franche-Comté qui a de fortes ambitions et capitalise sur 20 ans d’expertise) avec les stratégies nationales décidées par un nombre croissant de pays de l’Union et bien entendu les instances européennes. Les territoires ont un rôle à jouer. Ils peuvent même décider de collaborer ensemble, à l’échelon national, voire international.

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Plénière

#02

L’hydrogène au service des mobilités lourdes

Complémentaire de la batterie, l’hydrogène permet de répondre à des besoins immédiats dans le domaine de la mobilité lourde, en particulier sur les véhicules utilitaires et les camions (bennes à ordures et transport de marchandises). Ce vecteur d’énergie offre une plus grande autonomie avec une technologie qui n’empiète pas sur la charge utile. De plus, le temps de recharge est réduit à quelques minutes, avec la même souplesse qu’un plein de carburant conventionnel. L’hydrogène a aussi sa place dans les bus, qui se développent partout en Europe, ou encore les autocars pour du transport de passagers sur de longues distances.

Il peut aussi jouer un rôle dans d’autres types de mobilité terrestre, comme le train, en alternative au Diesel sur les lignes non électrifiées. Alstom a fait le pari de cette technologie en Allemagne, où les premiers trains Coradia iLint H2 ont été lancés avec succès. D’autres pays comme l’Angleterre, l’Autriche, l’Italie ou encore la France, considèrent également ce mode de transport. Et de nouveaux compétiteurs y viennent comme Siemens.

L’aviation est également un marché d’avenir, comme en témoigne le plan de relance français dans l’aéronautique, qui fixe pour objectif de développer en 2035 un Airbus à hydrogène. Des avions régionaux et des drones vont aussi voler à hydrogène.

Et le secteur maritime, qui souhaite réduire de moitié son empreinte carbone d’ici 2050, est lui aussi prêt à adopter l’hydrogène. De la barge fluviale au paquebot en passant par le ferry, la pile à combustible va s’intégrer à bord. La mobilité lourde et même très lourde est somme toute un débouché logique, quand on songe que les premières applications concernaient les fusées.

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#03

Industrialisation : en avant pour les giga-factories

Sur l’exemple des usines de batteries, destinées à relocaliser une production de cellules trop longtemps abandonnée au profit de l’Asie, l’Europe doit se doter de moyens de production pour produire massivement des piles à combustible, des réservoirs et bien entendu de l’hydrogène vert.

Alors que des projets se développent et peuvent même prétendre à l’IPCEI engagé par la Commission, quelle est la stratégie des industriels ? Quelle place peuvent prendre des start-ups, dont les procédés innovants peuvent aussi être déployés à l’échelle ? Comment ces projets viennent-ils s’inscrire au sein de feuilles de route dressées par des régions ou des pays ?

Cette table ronde permettra de faire le point sur les projets en cours et les stratégies mises en place par certains états. Elle mettra aussi en avant l’intérêt de ré-industrialiser en Europe et de ne plus dépendre d’autres continents (comme on a pu le voir avec la crise des semi-conducteurs).

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#04

L’hydrogène énergie production / stockage / distribution

La priorité est clairement accordée à l’hydrogène vert, issu d’énergies renouvelables. On voit se développer de nombreux projets basés sur l’éolien et le solaire pour obtenir de l’électricité verte et assurer ainsi une électrolyse plus vertueuse. Il existe même des systèmes pour connecter directement les éoliennes à des électrolyseurs pour gagner en rendement.

 

Une fois obtenu, cet hydrogène peut être injecté dans une infrastructure existante comme les réseaux de gaz. Les opérateurs souhaitent d’ailleurs adapter leurs pipelines pour distribuer plus efficacement l’hydrogène, qui se retrouve alors mélangé avec le gaz naturel.

 

La distribution d’hydrogène peut se faire aussi en circuit court. Elle peut par exemple prendre la forme d’une station accolée à une usine qui produit de l’hydrogène vert, ou qui produit elle-même de l’hydrogène à la demande avec un électrolyseur. S’agissant du stockage, on trouve généralement l’hydrogène à l’état gazeux (sous haute ou basse pression), ou sous forme liquide. Une forme originale de stockage consiste à utiliser les cavités salines en sous-sol, jusqu’à une profondeur de 2 000 mètres. L’hydrogène se retrouve confiné dans des couches imperméables de sel.

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#05

Développer les usages stationnaires

L’hydrogène sert par exemple à alimenter en énergie électrique des installations éloignées du réseau, comme par exemple les relais de téléphonie mobile dans certains pays ou des refuges en montagne. L’hydrogène pourra aussi se mélanger dans les canalisations de gaz naturel (à hauteur de 20 %) pour faire la cuisine ou se chauffer.

 

Une autre approche consiste à intégrer une pile à combustible dans les chaudières. Obtenu à partir de gaz naturel, l’hydrogène permet alors de se chauffer et d’avoir de l’eau chaude sans émissions de CO2. On voit fleurir à travers l’Europe des éco-quartiers, où des bâtiments à énergie positive utilisent des capteurs photovoltaïques pour produire une électricité dont l’excédent peut ensuite être converti en hydrogène pour assurer des besoins en mobilité. Localement, la start-up de Belfort H2SYS produit pour sa part des groupes électrogènes à l’hydrogène.

 

Ce produit permet d’alimenter en énergie des chantiers mais aussi des sites en pleine nature, dans le cadre d’événements sportifs ou de concerts. Des générateurs de plus grosse taille peuvent prendre le relais en cas de panne du réseau électrique dans des installations sensibles comme les hôpitaux et les data centers.

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